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ECOLE I.P.E.S: TEMOIGNAGE, Partie 5 - Avernes 1992-1993

  • ACult
  • 21 août 2021
  • 2 min de lecture

"Durant l’été 1992, alors que nous étions au frais de l’école en vacances à Marbella (Espagne) il fréquenta le casino et devint un passionné de la roulette.

Rentré en France il continua de jouer au casino de Deauville, il gagna pour ainsi dire tous les soirs de septembre jusqu’à mi-décembre, il achetait des voitures de luxe pour « placer » son argent et les revendait quelques jours après…Il vivait un train d’enfer, roulait en Porsche, fréquentait l’hôtel Normandie : c’était la grande vie. (Il gagna jusqu’à 800 000 francs en une soirée) (122000 € environ, ndlr)


Mais à mi-décembre la chance tourna, il ne gagnait plus, mais le jeu l’avait déjà possédé, plus question de faire marche arrière, il était devenu accroc.

Il lui fallait jouer tous les soirs et il lui fallait minimum 50 000 francs pour sortir. Alors il piocha dans l’argent de l’école, plus personne ne fut payé, ni les profs, ni les fournisseurs. –Chaque élève payait environ 2000 francs /mois de frais de scolarité.

Moi qui ai travaillé 10 ans pour lui je n’ai jamais touché le moindre salaire, sauf celui de la fiduciaire de Pontoise que la comptable nous prenait aussitôt pour alimenter la cagnotte du jeu-.


La police des jeux ouvrit une enquête devant l’ampleur des sommes dépensées. L’affaire prit des proportions énormes. Les enquêteurs le mirent sur écoute, le filèrent pendant trois mois et au mâtin du 14 février 1993 la police de Pontoise arrêta Chemli et toute l’équipe de direction. Le juge C. mis en garde à vue puis incarcéra Chemli et la comptable à la maison d’arrêt d’Osny. Ce fut la stupéfaction.

Son frère arriva de Tunisie et prit les choses en main. Tous les parents furent solidaires de ce directeur marginal, les journaux de 20h00 relatèrent l’affaire mais le juge continuait son enquête.

Chemli , pétrifié à l’idée qu’une affaire de mœurs éclate ne bougea pas .Au bout de trois mois il comprit que le juge n’avait rien sur le plan des mœurs . Soulagé, il envoya l’ordre à ses profs de faire une lettre de solidarité, il organisa de sa cellule, à travers les parloirs, une manifestation silencieuse des élèves devant le tribunal. « libérez notre directeur ». Trois jours après Chemli était dehors, libéré sous contrôle judiciaire.


L’affaire avait été tournée de telles façons qu’il ne s’agissait plus d’un tyran malade de jeu qui s’était fait prendre en plein abus de bien social et de détournement de fond mais d’un directeur idéaliste qui avait utilisé le casino afin de remplir les caisses de l’école."


Suite la semaine prochaine.


 
 
 

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